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Chantier / Workshop
Danse et photographie
Vaste
Julien Bruneau, Mohanad Yaqubi & Idioms Film
 

Date :
di 07.10 à 20h00
ma 09.10 à 21h00
me 10.10 à 21h00


Lieu : Les Halles

Origine : Belgique / Palestine

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Chantier Festival TEMPS D’IMAGES 2007 / Dans le cadre de la Saison palestinienne.
Avec l’aide du CGRI, de la Maison Folie à Mons, de De Pianofabriek et de Romaeuropa Festival.
Conception, performance : Julien Bruneau, Mohanad Yaqubi et Idioms Film Images (photographies, vidéo) : Mohanad Yaqubi, Reem Yaqubi, Yazan Khalili et Sami Saïd
Musique (à confirmer): Reem Yaqubi

 

Mohanad and Julien share the stage, facing the audience. Both are 27 years of age. They are artists. Mohanad is a photographer and film director, Julian a dancer and choreographer. Mohanad is Palestinian and lives in Ramallah, Julien Belgian, from Brussels . The work opens with their respective self-portraits. Then other people appear on stage around them, creating a quartet of two (European) dancers and two (Palestinian) photographers. The “event” created by the dance is recorded there and then by the photographers. Through their pictures, they offer a history of the dance and a history of their own dance, immediately reinterpreted. But this is a subjective history, transformed by where the photographers look and what they choose to photograph. Images, dance and words reveal two interwoven identities, toying with the power of the stage to render everything “fiction”.

Mohanad et Julien partagent la scène, face à un public. Tous deux ont 27 ans. Ils sont artistes. Le premier est photographe et réalisateur. Le second danseur-chorégraphe. Mohanad est Palestinien et vit à Ramallah. Julien est Belge, installé à Bruxelles. La pièce s’ouvre sur leur « autoportrait » respectif. Par l’image, la danse et la parole apparaissent deux identités qui s’enchevêtrent, qui jouent du pouvoir de « fictionnalité » de la scène. Ce qui nous intéresse ici est de faire jouer à plein régime l’écart insaisissable entre le réel et sa représentation.
 
Autour du duo, d’autres personnes apparaissent sur scène. Se forment alors un quatuor de deux danseurs (Européens) et deux photographes (Palestiniens). L’ « événement » créé par la danse est directement documenté par les photographes. Ceux-ci offrent, avec leurs images, une histoire aux danseurs, une histoire de leur propre danse aussitôt réinterprétée. Mais une histoire subjective transformée par le regard est les choix des photographes.
 
Cette seconde étape prolonge donc la question du réel et de sa représentation, de la multiplicité des opérations impliquées dans un témoignage, de la création d’une mémoire, de  son partage et de la possibilité d’en être dépossédé.